Les cotes et les probabilités
Cote décimale. Le format européen : ce que vous touchez pour 1 € misé, mise comprise. Une cote de 2,35 rend 2,35 € pour 1 €, soit 1,35 € de gain net.
Cote fractionnaire. Le format britannique : 27/20 signifie 27 gagnés pour 20 misés (décimale 2,35).
Cote américaine. +135 : 135 gagnés pour 100 misés ; −150 : 150 misés pour 100 gagnés. Voir le convertisseur.
Probabilité implicite. L'inverse de la cote décimale : une cote de 2,00 « implique » 50 %. Elle inclut la marge du bookmaker, donc surestime toujours la chance réelle. Guide.
Vraie probabilité (ou probabilité juste). La meilleure estimation de la chance qu'une issue se produise, obtenue à partir des cotes des bookmakers de référence une fois leur marge retirée. C'est la « chance de gagner » affichée sur chaque pari de Proba Bet.
Cote juste. L'inverse de la vraie probabilité : la cote qu'un bookmaker sans marge proposerait.
Marge (overround, vig, juice). L'excédent de la somme des probabilités implicites au-dessus de 100 %. C'est le revenu du bookmaker et le coût du parieur : de 2 % (Pinnacle) à 10 % (marchés exotiques). Guide, calculateur.
Dé-marger (devigging). Retirer la marge des cotes pour retrouver les vraies probabilités. Méthodes proportionnelle, puissance, Shin.
Biais favori-outsider. La tendance des bookmakers à charger plus de marge sur les outsiders que sur les favoris. Les méthodes de dé-margeage fines le corrigent.
L'avantage
Value bet (pari de valeur). Un pari dont la cote dépasse la cote juste. Avantage = probabilité × cote − 1. Guide.
Avantage (edge, EV). L'espérance de gain par euro misé. +5 % signifie 5 centimes de gain moyen par euro, sur la durée.
Avantage attendu. La part de l'avantage brut qui survit jusqu'à la clôture, mesurée par Babeth sur des milliers de paris ; c'est sur lui que la mise est calculée.
Sélection (grade A, B, C). Sur Proba Bet, chaque pari détecté reçoit une note : A = avantage ≥ 2 % chez un bookmaker fiable, sur une ligue fiable, confirmé sur deux lectures ; B et C = réserves (cote ancienne, marché mince, ligue peu fiable…).
Steam. Un mouvement rapide et marqué des cotes chez les bookmakers de référence, signe qu'un gros volume informé vient d'entrer. Un pari « dans le sens du steam » a plus de chances de conserver son avantage.
Drift. Le mouvement inverse : la cote s'allonge, la probabilité baisse.
La preuve
Cote de clôture (closing line). La dernière cote de référence avant le coup d'envoi ; la probabilité la plus informée qui existe. Guide.
CLV (closing line value, valeur de clôture). Cote prise ÷ cote juste de clôture − 1. Positive, elle prouve que vous prenez de bons prix, quel que soit le résultat.
Battre la clôture. Prendre une cote meilleure que la cote juste de clôture. La part des paris qui battent la clôture est la mesure la plus fiable d'un avantage réel.
Track record. L'historique public de tous les paris signalés, réglés avec le score officiel, avec leur clôture. Le nôtre est ici.
Score de Brier. La mesure de précision d'une probabilité : erreur quadratique moyenne entre la probabilité annoncée et le résultat (0 = parfait, 0,25 = pile ou face sur un marché à deux issues).
Calibration. Une probabilité est calibrée si, parmi tous les paris annoncés à 60 %, environ 60 % gagnent. Babeth mesure et corrige la sienne sur toutes les issues qu'elle publie.
La mise
Bankroll. La somme consacrée aux paris, définie une fois pour toutes. Guide.
Unité. 1 % de la bankroll ; l'échelle dans laquelle on exprime les mises.
Critère de Kelly. La fraction de bankroll qui maximise la croissance à long terme : (p × c − 1) / (c − 1). Guide, calculateur.
Kelly fractionné. Une fraction (0,25 à 0,5) du Kelly plein, pour amortir l'incertitude sur la probabilité. Proba Bet plafonne en plus toute mise à 5 % de la bankroll.
Variance. Les oscillations normales du résultat autour de l'espérance. Un parieur avec un avantage réel traverse des baisses de 20 à 30 % ; le simulateur les montre.
Drawdown (baisse). L'écart entre un sommet de bankroll et le creux qui suit, en pourcentage.
Le marché
Bookmaker sharp. Un opérateur à faible marge, limites élevées, qui accepte les gagnants et dont les cotes servent de référence (Pinnacle). Guide.
Bookmaker mou (soft). Un opérateur grand public, à marge élevée, qui limite les gagnants et dont les cotes suivent le marché avec retard — là où naissent les value bets.
Exchange (bourse de paris). Une plateforme où les parieurs parient les uns contre les autres (back / lay) ; le prix est fixé par l'offre et la demande. Betfair Exchange est la plus liquide au monde.
Back / lay. Sur un exchange, « back » = parier pour une issue (comme chez un bookmaker) ; « lay » = parier contre (jouer le bookmaker).
Liquidité (matched). Le montant échangé sur un marché d'exchange. Plus elle est élevée, plus le prix est fiable.
Surebet (arbitrage). Une combinaison de cotes chez des bookmakers différents qui couvre toutes les issues avec un gain garanti. Guide, calculateur.
Combiné (parlay, accumulateur). Un ticket qui regroupe plusieurs paris : toutes les sélections doivent gagner. Les cotes se multiplient, les marges aussi. Guide.
Limitation de compte. La réduction des mises maximales imposée par un bookmaker à un parieur qu'il juge gagnant. La raison pour laquelle les surebets et les value bets se jouent avec discernement.
Handicap (spread). Un marché où l'on ajoute ou retranche des points à une équipe avant de comparer les scores (Lyon −1,5).
Total (over / under). Un marché sur le nombre total de points ou de buts, au-dessus ou en dessous d'une ligne (plus de 2,5 buts).
1X2 (moneyline). Le marché du vainqueur : domicile (1), nul (X), extérieur (2). Sans le nul, on parle de moneyline ou de « vainqueur ».